Eglise Saint-Rémy

Connaissez-vous vraiment l’église Saint-Rémy (XIIe – XXe) ?IMG_7679

La paroisse de Quibou apparaît dans l’histoire au milieu du XIe siècle lorsqu’elle est offerte au chapitre cathédral de Coutances. Dès cette époque, Quibou présente la caractéristique d’être une cure triple : trois chanoines de Coutances en sont les curés primitifs, chacun nomme un curé vicaire. Quibou eut donc jusqu’à la Révolution trois seigneuries, trois curés, trois presbytères, etc.

Une église romane, dont la nef subsiste encore, est bâtie. La nef présente un très bel appareillage en arêtes de poisson et la trace de trois fenêtres romanes. Un clocher (XIIIe), un chœur gothique et un porche (XVIIe) lui donneront ensuite l’aspect qu’on lui connut jusqu’à la seconde guerre mondiale.

Quibou se trouvait sur la voie montoise reliant les côtes du Calvados au Mont-Saint-Michel. Dès 1483, un culte de l’archange est attesté dans l’église. On peut encore y admirer une statue de Saint-Michel en bois polychrome (XVIIe) restaurée en 2011.

Sévèrement éprouvée par les combats de juillet 1944, l’église est en partie détruite. Seules la nef romane et la base du clocher purent être sauvées. Les architectes Henri Tougard et Yves Cochepain  reconstruisent entièrement le chœur. Une grande partie du mobilier ayant disparu, il fallut le remplacer. Ainsi, l’église de Quibou doit à Helen Mai (pseudonyme de Jeanne Lartigue) son chemin de croix peint à l’encauste (restauré en 2012-2013) et la tapisserie qui orne le chevet.

Nous vous convions à découvrir ou à redécouvrir l’église de Quibou : elle représente l’un des plus beaux monuments religieux de la Reconstruction avec l’alliance réussie des styles classique et moderne. Elle a obtenu le label « patrimoine du XXe siècle ».

Votre œil averti remarquera mille et un détails, comme la beauté cachée des petits tableaux paysagers au cœur des vitraux, dont voici deux exemples en illustration.

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Source : association Quibou, Traditions et Patrimoine